« Où l’olivier renonce, finit la Méditerranée » disait Georges Duhamel. L’olivier de Nyons, l’espèce la plus septentrionale de Provence et de Vaucluse, dessine donc une frontière. Cet arbre, qui comble de ses multiples bienfaits le bassin méditerranéen, est très sensible au gel et l’année 1956 a été fatale à de nombreux oliviers. Après une telle catastrophe, les productions de Nyons et des baronnies se sont battus pour défendre leur variété d’olive et lui donner une appellation d’origine contrôlée, la première en la matière.
Un ensoleillement plus que généreux doublé de la présence du mistral qui assèche encore davantage le sol, ainsi que les fortes gelées hivernales donnent à la tanche son aspect et son goût particulier : petite olive de couleur « brune de moine » et ridée par les premiers froids, elle arrive à maturité selon l’altitude des vergers à partir de novembre. Les récoltes se prolongent jusqu’aux premiers jours de février. Longtemps la cueillette de ce fruit d’hiver s’exécutait à la main avec échelle et paniers. Aujourd’hui d’immenses filets recueillent les olives, les branches sont ratissées à l’aide d’un gros peigne, à moins qu’on utilise un vibreur pour décrocher les fruits noirs. Les plus gros fruits seront réservés à la consommation de table alors que les plus petits seront portés au moulin et pressés le jour même pour obtenir cette huile vert anis, douce et onctueuse au goût si particulier.
En un mot, vous ne pourrez pas séjourner dans notre camping de la Coronne sans goûter à cette huile dont on est ici si fier.
A propos de la Coronne | Autres campings à visiter | Vaucluse - Enclave des papes d’Avignon | Partenaires du camping | Plan du site