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Vaucluse - Enclave des papes d’Avignon

Les atouts du Vaucluse

Ce département bénéficie grâce à sa situation géographique d’un climat dit « méditerranéen » et, sur les reliefs du plateau du Vaucluse et a fortiori du mont Ventoux, d’un climat plus montagnard. Ces différents aspects contribuent à lui donner une grande partie de son charme et de son originalité. Un remarquable ensoleillement et des étés secs sont les meilleurs atouts de ce département. Ce sont des conditions climatiques idéales qui, associées à l’irrigation, profitent pleinement aux cultures maraîchères et aux vignobles.

L’enclave des Papes d’Avignon

On raconte qu’au retour de Lyon après son élection en 1316 le pape Jean XXII, bien mal en point, goûta lors d’une halte du vin de Valréas et s’en trouva « fort gaillardi », et même tout à fait guéri, puisqu’il vécut jusqu’à 90 ans ! Il décida alors d’acheter la cité au Dauphin du Viennois pour disposer à sa guise de ce vin miraculeux.

Plus prosaïquement, ce territoire du Vaucluse, complété ensuite par Richerenches, Visan et Grillon constituait pour la papauté d’Avignon une place forte au sein du royaume de France. L’administration papale délimita son territoire par des bornes et s’aperçut alors qu’une étroite branche de terrain séparait les deux possessions pontificales ! Le roi de France refusa fermement de la vendre. Cela lui permettait de taxer le commerce des marchandises (céréales, bétail, soie grège, safran truffes, bois, papier, tabac, velours), les sujets du pape pouvant vendre leurs produits moins chers que les sujets du roi soumis, eux, à l’impôt !

Il existe encore des fermes qui étaient les postes de douane de l’époque. A la Révolution, l’enclave des papes d’Avignon devint républicaine. Ses habitants choisirent par référendum d’être rattachés au Vaucluse et non à la Drôme pour rester provençaux, peut-être par fidélité à la papauté ?

Bon nombre de bornes papales sont toujours visibles, presque toutes gravées de clefs croisées des papes d’un côté, d’un dauphin de l’autre. Un circuit pédestre les indique.

Valreas
Richerenches
Grillon

Les Papes en Avignon

De 1309 à 1376, 7 papes français vont siéger en Avignon ; cette situation se prolonge même jusqu’en 1403 sous l’autorité de 2 papes schismatiques. Si les souverains pontifes ont fui la ville éternelle à cause de l’anarchie qui y régnait, le choix qu’ils font d’Avignon est guidé par la proximité du Comtat venaissin, dont le territoire appartient au pape depuis 1274, et par le fait que le comte de Provence, seul maître de la ville depuis 1290, est en tant que roi de Naples, le fidèle vassal du Saint-Siège.

Ce n’est que sous Benoît XII, 3e pape français, qu’Avignon devient une résidence stable et que commence la construction du palais des Papes, tant visité par tous nos clients du Camping de la Coronne. C’est Clément VI qui l’agrandit et achète à la reine Jeanne, comtesse de Provence, la ville d’Avignon et en devient ainsi le seigneur temporel (1348). En 1367, Urbain V tente de ramener la curie sur les bords du Tibre et part pour Rome ; il ne peut cependant y demeurer, en raison de l’agitation qui y règne toujours. Son rêve sera réalisé en 1376 par Grégoire XI, dont la mort, qui survient à Rome en 1378, mettra fin à la série des papes français.

Contestant l’élection d’Urbain VI, un Napolitain, une partie des cardinaux élit Robert de Genève, qui prend comme nom Clément VII. Ce dernier revient résider au palais des Papes, tandis qu’Urbain VI continue à siéger à Rome. Ainsi naît le grand schisme d’Occident qui va partager la chrétienté en 2 obédiences. Son successeur, Benoît XIII, n’étant plus soutenu par le roi de France, s’enfuit en Aragon en 1403 ; les papes ne reviendront plus en Avignon...

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